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Les Héritiers de Valmar - Tome 2
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Genre : Fantastique, Romance
Format :

Informations édition :

Auteur : Axelim
Illustrateur :
Editeur France : The book edition
Première éd. :

Recommendations :

Age conseillé : +16
Prix public : 13.00€

Compléments :

Nombre de tomes : 4
Nombre de pages moyennes : 348

0 fav.

SYNOPSIS :

Heinrich de Lorset est devenu un bon roi, mais il est un homme froid et distant qui ne sait plus sourire depuis la mort de son bien-aimé, seize ans plus tôt.

Lorsque les pirates vont enlever le prince Hugo de Lorset, Devon n’aura pas d’autre choix de que d’aider l’homme sur lequel il veille de loin depuis seize ans.
Heinrich va-t-il lui pardonner de s’être fait passer pour mort pendant tout ce temps ? Vont-ils parvenir à s’entendre et à sauver Hugo ?


DU MÊME UNIVERS :


Les Héritiers de Valmar - Tome 3 Les Héritiers de Valmar - Tome 4 Les Héritiers de Valmar - Tome 2 Les Héritiers de Valmar - Tome 1

EXTRAIT :

Assis dans le salon des appartements royaux, Nathaniel faisait à Heinrich son compte-rendu de voyage et offrait surtout à son roi une oreille amicale. Depuis seize ans, le roi n’était plus que l’ombre de l’adolescent enjoué et impulsif que Nathaniel avait rencontré. Ce dernier s’en voulait de voir son roi de plus en plus grincheux et renfermé et il se disait que le moins qu’il pouvait faire était de rester à ses côtés et l’écouter lorsqu’il avait envie de parler, ce qui était rare.

Le roi Heinrich de Lorset était un bel homme grand aux yeux verts inexpressifs. Ses cheveux que Nathaniel avait connus mi-longs et bouclés ne dépassaient plus la largeur d’un doigt depuis seize ans. Son corps était fin, tout en muscles déliés. Heinrich passait la majorité de son temps à s’entraîner au combat, comme s’il voulait tout faire pour éviter de perdre des êtres chers...

Les deux hommes étaient sur le point de se quitter lorsque un adolescent blond déboula sans prévenir.

-Nathaniel, vous êtes rentré !

-Hugo, combien de fois t’ai-je déjà rappelé de quelle manière tu devais t’adresser à tes précepteurs ? demanda Heinrich d’un ton désapprobateur.

-Pardonnez-moi, père...

L’adolescent afficha un visage de circonstances mais dès qu’il eut tourné le dos à son roi, il sourit à Nathaniel et dit :

-Bonjour Messire Nathaniel, quel plaisir de vous revoir.

-Bien le bonjour mon prince, répondit Nathaniel amusé.

En croisant le regard de Heinrich qui avait viré au noir, Nathaniel dissimula son sourire.

-N’êtes-vous pas à votre leçon d’escrime, mon prince ? demanda-t-il afin de changer de conversation.

-Si mais Yvan a dit que je me débrouillais à merveille.

-Hugo ! grogna Heinrich.

Le jeune prince soupira et reprit :

-Le Commandant Yvan a dit que je me débrouillais à merveille.

-Bien. A présent, Hugo, va attendre Nathaniel dans le couloir, je dois m’entretenir avec lui d’un sujet. Dès que ce sera fait, il te rejoindra.

-Oui père.

Hugo soupira à nouveau et quitta le salon royal. Heinrich le regarda et s’il éprouvait une once de tendresse pour son fils, il était impossible de le deviner sur son visage austère.

-De quoi vouliez-vous m’entretenir, votre majesté ? demanda Nathaniel.

-J’aimerais que tu enseignes plus durement le protocole à Hugo, répondit Heinrich. Ce n’est pas parce qu’il est l’héritier de la couronne qu’il doit appeler les gens par leurs prénoms comme il le fait.

-Il ne fait que vous imiter, mon roi.

-Toi et moi, nous avons traversé des montagnes ensemble, cela tisse des liens.

-Cela tisse des liens avec mon prince également, répondit Nathaniel. Après tout, c’est principalement pour lui, pour qu’il puisse naître un jour que nous l’avons fait.

-Je le sais mais j’aimerais que mon fils soit digne de me succéder. Il fera les choses à sa manière une fois adulte. En attendant, il les fera selon mes règles.

-Oui mon roi, fit Nathaniel.

Le maître d’art, de protocole et d’histoire s’inclina devant Heinrich et quitta le salon. Dans le couloir, il remarqua Hugo, debout devant un tableau. La scène se passait sur la plage d’Orkansar. On y voyait la Reine Ulricha et le Roi Heinrich quelques mois avant leur couronnement. Ils se tenaient l’un en face de l’autre et semblaient se regarder. Quelques navires flottaient sur l’océan. Sans même se retourner de sa contemplation, l’adolescent demanda :

-Nathaniel, pourquoi mon père ne me sourit-il jamais ?

-Il n’y a pas qu’à vous, mon prince. En réalité, je n’ai pas vu votre père sourire depuis très longtemps.

-J’avais quatre ans à la mort de ma mère alors je ne sais pas comment il était avant... Est-ce que ça vient de ça ?

-Non, mon prince. Je n’ai pas vu votre père sourire depuis seize ans.

Nathaniel désigna le tableau qu’observait Hugo et ajouta :

-Il n’a pas sourit depuis le jour illustré par cette peinture.

-C’est vous qui l’avez peint, n’est-ce pas ? demanda Hugo.

-En effet.

-Pourquoi mon père n’a plus jamais sourit après avoir retrouvé ma mère ?

Nathaniel hésita. Avait-il le droit de révéler des secrets qui n’étaient pas les siens ? Toutefois, le regard vert suppliant l’aida à prendre sa décision rapidement.

-En fait, on croit que votre père et votre mère se regardent sur cette peinture mais ce n’est pas le cas. Votre père regarde par dessus l’épaule de votre mère.

Le maître d’art désigna un minuscule point argenté qui se posait sur l’un des bateaux et ajouta :

-Votre père regarde ceci.

-Qu’est-ce ?

-C’est Devon.

-Le fils de Monseigneur Isidre ?

-En effet. C’était également un ami très cher de votre père.

-Alors puisqu’il est mort, mon père ne sourira plus jamais ?

A nouveau, Nathaniel hésita.

-Mon prince, souhaitez-vous voir votre père sourire ?